Règles
de base de la santé L'infection
des voies urinaires On
estime que plus de 50 millions de personnes en Amérique du Nord sont touchées
chaque année par des infections des voies urinaires. Ce nombre de personnes est
surtout constitué de femmes. En effet, ces dernières connaissent 20 fois plus
d'infections des voies urinaires que les hommes. L'anatomie
de la femme justifie cette différence Pourquoi
la femme est-elle plus touchée que l'homme par ce type d'infection. Certains pensent
que la principale raison pouvant expliquer ce phénomène est d'ordre anatomique. Chez
la femme, l'urètre (le tube qui conduit l'urine de la vessie vers l'extérieur)
est beaucoup plus court que chez l'homme. Il ne mesure que cinq centimètres chez
la femme, alors qu'il mesure 25 centimètres chez l'homme. Cette
distinction anatomique fait que l'urètre de la femme rend les bactéries beaucoup
plus accessibles aux voies urinaires. Généralement, ce sont des bactéries de souche
E. coli qui sont impliquées dans l'infection des voies urinaires. Elles pénètrent
dans l'urètre et remontent dans les voies urinaires vers la vessie. Ces
bactéries peuvent être transférées par les mains, comme elles peuvent aussi provenir
de la région anale après l'évacuation des selles. Elles peuvent également provenir
du vagin. Dans l'activité sexuelle, ces bactéries peuvent être entraînées vers
l'urètre. Diverses
mesures hygiéniques méritent donc d'être prises. Après toute défécation, il est
essentiel de s'essuyer dans un mouvement qui part de l'anus vers l'arrière et
non pas vers l'avant. Il serait également utile de laver la région anale, toujours
en faisant un mouvement qui va vers l'arrière. Cette simple mesure pourrait contrer
beaucoup d'infections des voies urinaires. Rendre
l'organisme plus résistant aux infections Cependant,
toutes les mesures d'hygiène pourraient être prises sans qu'elles permettent pour
autant de prévenir systématiquement toutes les infections urinaires. Ainsi,
une femme pourrait :
 | se
laver soigneusement la région anale après la défécation; |  | exercer
une hygiène scrupuleuse des organes génitaux, surtout avant les rapports sexuels; |  | exiger
que son partenaire en fasse autant; |  | uriner
fréquemment; |  | boire
plus de liquides; |  | ne
porter que des sous-vêtements de coton qui laissent passer l'air et constituent
un environnement moins favorable au développement des bactéries; |  | vider
à fond la vessie lors de chaque miction pour ne pas permettre aux bactéries de
proliférer dans l'urine stagnante; |  | ne
pas oublier d'uriner après chaque rapport sexuel de façon à déloger et éliminer
les bactéries qui auraient pu s'infiltrer par l'urètre; |  | et
même de s'abstenir de toute activité sexuelle. |
Même
dans ces circonstances idéales, les infections des voies urinaires pourraient
quand même se présenter. Ceci signifie qu'il convient aussi de tonifier le système
immunitaire pour faire en sorte que l'organisme soit en mesure de combattre la
prolifération des bactéries. L'utilisation
des antibiotiques On
sait que le traitement conventionnel des infections des voies urinaires fait largement
appel aux antibiotiques. Mais on sait également qu'un recours fréquent aux antibiotiques
peut rendre les bactéries résistantes à ce type de médicament. Par exemple, on
utilisait autrefois l'ampicilline pour combattre les infections des voies urinaires.
Cet antibiotique est devenu inutile avec le temps parce plus du tiers des bactéries
de souche E. coli sont devenues résistantes à cet antibiotique. On doit donc maintenant
se tourner vers d'autres antibiotiques plus puissants. On craint cependant que
les bactéries deviennent à nouveau résistantes à ces antibiotiques. Recourir,
à chaque fois que c'est possible, aux méthodes alternatives Il
est possible de prévenir et même de traiter les infections des voies urinaires
par des moyens autres que la médication antibiotique. Voici les principaux :
| 1 | Boire
régulièrement du jus de canneberge. En cas d'infections des voies urinaires,
il faut en boire jusqu'à 16 onces par jour. Idéalement, ce jus de canneberge ne
devrait pas être sucré. | | 2 | On
peut aussi prendre un supplément de canneberge sous forme de capsules accompagné
d'une bonne quantité d'eau. | | 3 | Il
est souhaitable d'acidifier l'urine en prenant un bon supplément de vitamine C.
Un apport de 1,000 mg de cette vitamine par jour est recommandé. |
| 4 | La
vitamine C contribue aussi à tonifier le système immunitaire. |
| 5 | L'échinacée
est une plante qui contribue aussi à tonifier ce système. Elle se prend sous forme
de capsules et d'ampoules. On peut prendre sans inconvénient un supplément d'échinacée
tant et aussi longtemps que le système immunitaire n'a pas retrouvé sa pleine
efficacité. | | 6 | Prendre
régulièrement un supplément d'ail qui contribue également à tonifier le système
immunitaire. | | 7 | Le
zinc est une autre substance qui agit dans le même sens. | | 8 | Il
faut éviter l'alcool et le café. | | 9 | Réduisez
votre consommation d'aliments riches en sucres raffinés. | | 10 | Faites
régulièrement de l'exercice physique. | |