Édition du 22/11/2008Recherche: 




 

 

Règles de base de la santé

L'infection des voies urinaires

On estime que plus de 50 millions de personnes en Amérique du Nord sont touchées chaque année par des infections des voies urinaires. Ce nombre de personnes est surtout constitué de femmes. En effet, ces dernières connaissent 20 fois plus d'infections des voies urinaires que les hommes.

L'anatomie de la femme justifie cette différence

Pourquoi la femme est-elle plus touchée que l'homme par ce type d'infection. Certains pensent que la principale raison pouvant expliquer ce phénomène est d'ordre anatomique.

Chez la femme, l'urètre (le tube qui conduit l'urine de la vessie vers l'extérieur) est beaucoup plus court que chez l'homme. Il ne mesure que cinq centimètres chez la femme, alors qu'il mesure 25 centimètres chez l'homme.

Cette distinction anatomique fait que l'urètre de la femme rend les bactéries beaucoup plus accessibles aux voies urinaires. Généralement, ce sont des bactéries de souche E. coli qui sont impliquées dans l'infection des voies urinaires. Elles pénètrent dans l'urètre et remontent dans les voies urinaires vers la vessie.

Ces bactéries peuvent être transférées par les mains, comme elles peuvent aussi provenir de la région anale après l'évacuation des selles. Elles peuvent également provenir du vagin. Dans l'activité sexuelle, ces bactéries peuvent être entraînées vers l'urètre.

Diverses mesures hygiéniques méritent donc d'être prises. Après toute défécation, il est essentiel de s'essuyer dans un mouvement qui part de l'anus vers l'arrière et non pas vers l'avant. Il serait également utile de laver la région anale, toujours en faisant un mouvement qui va vers l'arrière. Cette simple mesure pourrait contrer beaucoup d'infections des voies urinaires.

Rendre l'organisme plus résistant aux infections

Cependant, toutes les mesures d'hygiène pourraient être prises sans qu'elles permettent pour autant de prévenir systématiquement toutes les infections urinaires.

Ainsi, une femme pourrait :

se laver soigneusement la région anale après la défécation;
exercer une hygiène scrupuleuse des organes génitaux, surtout avant les rapports sexuels;
exiger que son partenaire en fasse autant;
uriner fréquemment;
boire plus de liquides;
ne porter que des sous-vêtements de coton qui laissent passer l'air et constituent un environnement moins favorable au développement des bactéries;
vider à fond la vessie lors de chaque miction pour ne pas permettre aux bactéries de proliférer dans l'urine stagnante;
ne pas oublier d'uriner après chaque rapport sexuel de façon à déloger et éliminer les bactéries qui auraient pu s'infiltrer par l'urètre;
et même de s'abstenir de toute activité sexuelle.

Même dans ces circonstances idéales, les infections des voies urinaires pourraient quand même se présenter. Ceci signifie qu'il convient aussi de tonifier le système immunitaire pour faire en sorte que l'organisme soit en mesure de combattre la prolifération des bactéries.

L'utilisation des antibiotiques

On sait que le traitement conventionnel des infections des voies urinaires fait largement appel aux antibiotiques. Mais on sait également qu'un recours fréquent aux antibiotiques peut rendre les bactéries résistantes à ce type de médicament. Par exemple, on utilisait autrefois l'ampicilline pour combattre les infections des voies urinaires. Cet antibiotique est devenu inutile avec le temps parce plus du tiers des bactéries de souche E. coli sont devenues résistantes à cet antibiotique. On doit donc maintenant se tourner vers d'autres antibiotiques plus puissants. On craint cependant que les bactéries deviennent à nouveau résistantes à ces antibiotiques.

Recourir, à chaque fois que c'est possible, aux méthodes alternatives

Il est possible de prévenir et même de traiter les infections des voies urinaires par des moyens autres que la médication antibiotique. Voici les principaux :

1Boire régulièrement du jus de canneberge.
En cas d'infections des voies urinaires, il faut en boire jusqu'à 16 onces par jour. Idéalement, ce jus de canneberge ne devrait pas être sucré.
2On peut aussi prendre un supplément de canneberge sous forme de capsules accompagné d'une bonne quantité d'eau.
3Il est souhaitable d'acidifier l'urine en prenant un bon supplément de vitamine C. Un apport de 1,000 mg de cette vitamine par jour est recommandé.
4La vitamine C contribue aussi à tonifier le système immunitaire.
5L'échinacée est une plante qui contribue aussi à tonifier ce système. Elle se prend sous forme de capsules et d'ampoules. On peut prendre sans inconvénient un supplément d'échinacée tant et aussi longtemps que le système immunitaire n'a pas retrouvé sa pleine efficacité.
6Prendre régulièrement un supplément d'ail qui contribue également à tonifier le système immunitaire.
7Le zinc est une autre substance qui agit dans le même sens.
8Il faut éviter l'alcool et le café.
9Réduisez votre consommation d'aliments riches en sucres raffinés.
10Faites régulièrement de l'exercice physique.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


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